• Promo d'échelon 2014

    POUR INFORMATION

    La note du dernier promu dans l'échelon

     

    PROMOTION PLP 2013-2014

    Echelons

    5

    6

    7

    8

    9

    10

    11

     GRAND CHOIX

    (note du dernier promu)

    73.1

    76.1

    79.5

    83.0

    86.8

    91.5

    92.9

     CHOIX

    (note dernier du promu)

     

    73.7

    76.5

    80.1

    84.2

    87.1

    90.3

     ATTENTION : ces informations sont indicatives et pourraient être différentes pour 2014-2015.

     
    INTERVENTION DU SNUEP-FSU du 12 mars 2014
     
    CAPA PROMOTIONS ECHELONS

    Cette commission paritaire relative aux promotions d’échelon est attendue avec impatience et anxiété par tous les PLP promouvables dans notre académie (1703). Alors que le point d’indice toujours et encore gelé a perdu 13% de sa valeur depuis 2000 (25% depuis 20 ans) et que l’augmentation de la retenue pour pension a même porté à 16% le recul des traitements nets, l’avancement via les promotions est désormais l’unique et ô combien insuffisante revalorisation indiciaire accordée aux enseignants et CPE. Ces dernières années, la réponse à la charge de travail croissante des collègues, notamment avec la généralisation du CCF, a été exclusivement indemnitaire et l’explosion des heures supplémentaires, qui atteindront près de 14% de la DHG des LP à la rentrée 2014, signifie implicitement que pour compenser la baisse des traitements statutaires, il faut travailler encore bien davantage et remet insidieusement en cause la définition de notre obligation réglementaire de service de 18 h hebdomadaires. Bien sûr, un grand nombre de collègues, confrontés à une paupérisation grandissante, n’ont pu que subir ces politiques  qui jouent contre les salaires et l’emploi.

    Et comme si cela ne suffisait pas, comme si les PLP n’avaient pas assez fait les frais de cette politique de rigueur, alors que le salaire des enseignants français est nettement en dessous de la moyenne européenne, des déclarations médiatiques et des rumeurs insistantes ont fait récemment courir le bruit du blocage de notre avancement de carrière pendant 2 ans afin de répondre aux exigences d’économie budgétaires (53 milliards sur 2 ans) : ces fuites publiées dans la presse le 5 février dernier ont immédiatement été démenties par le Ministre de l’EN mais le chiffre de 1,2 milliards d’économies par an a été annoncé. Et Bruno le Roux, Président du groupe PS à l’assemblée nationale, a déclaré, une semaine plus tard, que cette mesure était « bien sur la table ». Face à ces contradictions, les organisations syndicales ont suspendu les discussions préparant les négociations prévues en mai sur les « parcours professionnels, carrières et rémunérations » avec l’exigence d’un courrier du 1er ministre affirmant que le gouvernement n’envisage pas le gel des avancements et des primes des agents ; courrier qui a été envoyé dès le lendemain, certifiant « qu’aucune mesure ne sera prise qui aurait pour objet de geler l’avancement des agents publics ».

    Ballon d’essai ou reculade ? Dans le contexte du Pacte de responsabilité qui exonère, sans contrepartie les entreprises des cotisations familiales (30 milliards d’euros), après le cadeau de 20 milliards d’euros au titre du CICE (Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi) financé par la hausse de la TVA, le gouvernement s’est placé dans l’impasse de l’austérité : comment à la fois financer cette politique libérale à destination des entreprises et réduire le déficit public, en annonçant en même temps vouloir baisser les impôts ? Les personnels n’accepteront aucune solution qui consisterait à faire porter les prochaines économies sur la Fonction Publique et ses agents. Pour le SNUEP-FSU et tous les syndicats de sa fédération, ce serait un casus belli. Non l’école et les enseignants ne doivent pas être une variable d’ajustement budgétaire ! La FSU reste convaincue que notre pays a besoin de sa Fonction Publique et de l’ensemble de ses services publics, puissants leviers contre les inégalités et les injustices sociales, véritables vecteurs de solidarité et tout particulièrement en période de crise économique.

    C’est pourquoi, le SNUEP dans la FSU, avec la CGT, FO et Solidaires, appelle à une grève unitaire le 18 mars prochain contre l’austérité, pour l’emploi, les salaires, le service public et la protection sociale solidaire.

    Cependant, si le SNUEP se mobilise en faveur de l’augmentation des salaires statutaires, si le SNUEP défend le principe d’une évolution des carrières, il ne soutient pas pour autant le régime de notation et d’avancement d’échelon actuel : ce système a tendance à conduire à des disparités injustes dans la progression des carrières  entre disciplines et parfois même entre secteurs géographiques ; en outre, en associant évaluation et avancement, il n’encourage pas à des échanges constructifs entre collègues et IEN, qui permettraient pourtant au système éducatif de s’améliorer. Enfin, c’est presque un collègue sur 3 qui ne progresse qu’à l’ancienneté, c’est presque un collègue sur 3 qui ne peut qu’être désabusé, amer peut-être devant une telle absence de reconnaissance de la mission de l’enseignant dans notre société !

     Le SNUEP-FSU admet néanmoins avec satisfaction que, depuis la mise en place d’une harmonisation des notes pédagogiques, il y a maintenant 4 ans, les écarts de notation se sont réduits. Cependant, cette nouvelle pratique n’a pas encore produit tous les effets attendus. En effet, les élus du personnel  constatent encore, dans les  premiers échelons, notamment pour le passage aux échelons 5 et 6, un certain nombre de notes pédagogiques égales à la borne maximale indicative de l’échelon visé. Ces bonifications importantes sont plus souvent pour des enseignants de discipline professionnelle. Certes, ces écarts de note ne sont plus aussi excessifs que par le passé et les disciplines générales sont mieux représentées dans les promotions au grand choix. Ainsi, l’harmonisation des pratiques tend à réduire progressivement les inégalités.

    Le SNUEP-FSU réitère d’ailleurs sa demande d’un bilan de l’harmonisation des pratiques de notation, afin que les commissaires paritaires puissent intervenir avec rigueur sur ce dossier, dans le souci de garantir l’égalité de traitement des collègues.

    Dans les échelons  plus élevés, la situation n’évolue pas suffisamment : cette année encore, le SNUEP-FSU déplore et doit dénoncer  l'absence de notes d'inspection pour certains collègues.  Une bonne quinzaine de PLP avec une ancienneté de plus de 5 ans n'ont jamais été inspectés et les 2/3 d’entre eux ont entre 10 et 15 ans d’ancienneté. On découvre même une collègue de Maths/sciences du 93 qui, en 29 ans de carrière n’a jamais été inspectée, si bien qu’elle n’est pas promue au  choix et devra attendre un an pour accéder au 11e échelon à l’ancienneté. Evidemment, ces collègues ne progressent que très lentement du fait de l'absence de visite de l'inspecteur. L’attribution pour un même échelon, d’une note correspondant sensiblement à la moyenne indicative de l'échelon, freine leur carrière en les privant injustement d’une promotion au choix ou au grand choix.  Le SNUEP-FSU considère que ces collègues doivent être une priorité pour le corps d'inspection.

    D'autres collègues, et ils constituent près du ¼ des promouvables, c’est dire s’ils sont nombreux, pâtissent d'une trop faible fréquence des inspections. Même si les élus du personnel ont remarqué l'effort particulier opéré par le corps d'inspection pour combler ces lacunes, ils ont néanmoins relevé  385 notes vieillies, ce qui témoigne des efforts importants restant à accomplir pour que tous les PLP soient inspectés régulièrement de façon à assurer à chacun l'avancement auquel il peut prétendre. En effet, la dernière inspection d’une soixantaine de collègues promouvables remonte à 2008 et, pire, pour une autre cinquantaine de PLP, elle se situe  entre 1997 et 2007 !

     Nous espérons que tout sera mis en œuvre afin que ces inégalités, qui s'amenuisent peu à peu au fil des ans, soient définitivement gommées et que  l'année prochaine, tous les collègues non inspectés depuis 6 ans auront enfin une nouvelle note pédagogique. C’est une question d’équité.

    Le SNUEP-FSU tient à souligner la communication toujours aussi aisée et constructive avec la DPE8. Les commissaires paritaires remercient la division des personnels pour sa volonté de faciliter leur travail mais regrettent l’absence cette année du fichier récapitulatif du nombre de mois d’ASA consommés avec leur date de prise en compte. L’an dernier, ce document mis à la disposition des élus avait permis de procéder à des vérifications utiles et d’éviter des erreurs éventuelles. Nous demandons que cette récapitulation soit fournie systématiquement avec les documents de travail transmis aux commissaires paritaires, sans qu’ils aient besoin d’en faire la demande.

    Pour conclure, le SNUEP-FSU tient à rappeler ses mandats :

    - la reconstruction de la grille indiciaire avec intégration des indices de la hors classe qui disparaît en tant que telle.

    - l'entrée dans le métier avec un indice de départ à 540, soit un salaire brut de 2500€

    - la création d'un 12e échelon à l'indice terminal 963, soit un salaire brut de 4436,78€

    - un rythme d'avancement rapide en début de carrière et identique pour tous, permettant d'atteindre le 8e échelon en 9 ans à l'indice 804, indice supérieur à celui actuel du 7e échelon de la hors classe, représentant ainsi 80% du salaire maximum revendiqué.

    - la rétribution de l'heure supplémentaire obligatoire en fonction de l'indice de l'enseignant et majorée de 25%

    - l'intégration de toutes les indemnités dans le traitement indiciaire

    - le rattrapage du pouvoir d'achat par l'augmentation de la valeur du point d'indice qui a perdu 25% en 20 ans.

     Ces revendications ne sont ni fantaisistes ni utopistes mais correspondent à une attente forte des collègues qui demandent une reconnaissance objective de leur métier d'enseignant et un juste rééquilibrage entre les cadres de la Fonction publique et ceux du privé touchant en moyenne une rémunération de 50% plus élevée ! Le SNUEP-FSU continue à demander l'abandon de toute notion de mérite, notion éminemment subjective voire arbitraire et source de divisions au sein des équipes pédagogiques.