• Promo d'échelon 2013

    PROMOTION PLP 2012-2013 

    Echelons 

    5 

    6 

    7 

    8 

    9 

    10 

    11 

     GRAND CHOIX

    (note du dernier promu) 

    72.6

    76.5

    79.3

    83.1

    86.7

    90.5

    93

     CHOIX

    (note dernier du promu) 

     

    73.6

    76.5

    80.2

    83.7

    87.1

    90.5

     

    Déclaration préliminaire du SNUEP-FSU — CAPA du 27 février 2013

    Grâce aux luttes menées par le SNUEP et les syndicats de la FSU, le décret installant l’évaluation de la valeur professionnelle des enseignants, CPE et Co-psy par le seul chef d’établissement a été abrogé. L’ancien régime de notation et d’avancement d’échelon a été rétabli et, même si entre deux maux il faut choisir le moindre, ce n’est pas le régime que le SNUEP défend car il ne dissocie pas l’évaluation de l’avancement : il a tendance à conduire à des disparités injustes dans l’évolution des carrières entre disciplines et ne permet pas au système éducatif d’évoluer en favorisant les échanges constructifs entre collègues et IEN.

    En outre, les PLP n’ont pas connaissance de leur note administrative et de l’avis formulé par leur chef d’établissement pour l’accès à la hors classe au même moment et c’est trop souvent que la notation et l’avis ne sont pas en cohérence. Le SNUEP-FSU propose donc à nouveau qu’ils figurent sur un même document et soient portés simultanément à la connaissance des collègues, au moment de la signature de leur note administrative. Cette proposition favoriserait la transparence et l’équité grâce à l’harmonie des deux appréciations qui en découlerait nécessairement.

    En un mot, si le SNUEP-FSU se félicite de l’abrogation l’été dernier de la réforme de l’évaluation, il ne la considère pas comme suffisante d’autant plus que le gel du point d’indice depuis juillet 2010 augmente la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires. L’avancement indiciaire dans la grille des PLP et des CPE par le truchement des promotions reste donc l’unique revalorisation salariale accordée. Les collègues qui ne progressent qu’à l’ancienneté sont lourdement pénalisés et ne peuvent qu’être désabusés par une telle absence de reconnaissance de la fonction de l’enseignant dans notre société.

    Le SNUEP-FSU reconnaît évidemment avec satisfaction que, depuis la mise en place d’une harmonisation des notes pédagogiques, il y a maintenant trois ans, les écarts de notation se sont réduits. Cependant, cette nouvelle pratique n’a pas encore produit tous les effets attendus.

    En effet, les élus du personnel constatent encore, dans les premiers échelons, notamment pour le passage aux échelons 5 et 6, quelques notes pédagogiques supérieures à la borne maximale indicative de l’échelon visé (un collègue a même 9 points de plus !). La plupart du temps, ces bonifications importantes sont pour des enseignants de discipline professionnelle. Certes, ces écarts de note ne sont plus aussi excessifs que par le passé et les disciplines générales sont mieux représentées dans les promotions au grand choix. Ainsi, l’harmonisation des pratiques tend à réduire progressivement les inégalités.

    Le SNUEP-FSU tient à souligner la communication toujours aussi aisée et constructive avec la DPE8. Les commissaires paritaires remercient la division des personnels pour sa volonté de faciliter leur travail et la transparence en mettant à leur disposition un fichier récapitulatif du nombre de mois d’ASA consommés avec leur date de prise en compte.

    Néanmoins, le SNUEP-FSU réitère sa demande d’un bilan de l’harmonisation des pratiques de notation, afin que les commissaires paritaires puissent intervenir sur ce dossier avec la garantie d’une égalité de traitement des collègues.

    Dans les échelons les plus élevés, les avancées restent insuffisantes : cette année encore, le SNUEP-FSU déplore et doit dénoncer l'absence de notes d'inspection pour certains collègues. Une vingtaine de PLP avec une ancienneté de plus de 10 ans n'ont jamais été inspectés. C'est le cas par exemple d'une collègue de math/sciences ayant plus de 18 ans d'ancienneté de service ou encore d'un collègue en P4540 en ayant plus de 33, si bien qu'il n'est pas promu au choix ce    mois-ci mais 6 mois plus tard à l'ancienneté au 9e échelon ! Evidemment, ces collègues ne peuvent progresser qu'à l'ancienneté du fait de l'absence de visite de l'inspecteur. Comment déterminez-vous leur note pédagogique ? Pourquoi attribuez-vous à tous ces collègues oubliés des IEN, pour un même échelon, la même note correspondant à la moyenne indicative de l'échelon (46,85 au 8e échelon, 44,74 au 7e échelon…) les privant automatiquement de toute promotion au choix ou au grand choix? En quoi ont-ils démérité pour voir ainsi leur carrière freinée? Pourquoi devraient-ils être pénalisés en raison d'un disfonctionnement dont ils ne sont pas responsables? Le SNUEP-FSU considère que ces collègues doivent être une priorité pour le corps d'inspection.  

    D'autres collègues, et ils sont nombreux, pâtissent d'une trop faible fréquence des inspections. Même si les élus du personnel ont remarqué l'effort particulier opéré par le corps d'inspection pour combler ces lacunes, ils ont relevé néanmoins environ 370 notes vieillies, ce qui témoigne des efforts restant à accomplir pour que tous les PLP soient inspectés régulièrement de façon à assurer à tous l'avancement auquel ils peuvent prétendre en fonction de leur ancienneté dans un échelon.

    Beaucoup de ces PLP rarement inspectés enseignent des disciplines générales et surtout les math/sciences dans le département de la Seine-Saint-Denis. Nous espérons que tout sera mis en oeuvre afin que ces inégalités, qui s'amenuisent peu à peu au fil des ans, soient définitivement gommées l'année prochaine.

    Quant aux collègues enseignant en Segpa, ils restent toujours sanctionnés par un avancement au grand choix et au choix proportionnellement moins élevé que les autres PLP. Enseigner en Segpa ne doit pas être un handicap dans la progression de carrière des PLP; une attention particulière doit être portée au rythme d'inspection de ces collègues afin d'effacer cette différence qui ne peut perdurer.

    Pour conclure, le SNUEP-FSU tient à rappeler ses mandats :

    - la reconstruction de la grille indiciaire avec intégration des indices de la hors classe qui disparaît en tant que telle.  

    - l'entrée dans le métier avec un indice de départ à 540, soit un salaire brut de 2500€  

    - la création d'un 12e échelon à l'indice terminal 963, soit un salaire brut de 4436,78€  

    - un rythme d'avancement rapide en début de carrière et identique pour tous, permettant d'atteindre le 8e échelon en 9 ans à l'indice 804, indice supérieur à celui actuel du 7e échelon de la hors classe, représentant ainsi 80% du salaire maximum revendiqué.  

    - la rétribution de l'heure supplémentaire obligatoire en fonction de l'indice de l'enseignant et majorée de 25%  

    - l'intégration de toutes les indemnités dans le traitement indiciaire  

    - le rattrapage du pouvoir d'achat par l'augmentation de la valeur du point d'indice qui a perdu 25% en 20 ans.  

    Ces revendications ne sont pas utopistes mais correspondent à une attente forte des collègues qui demandent une reconnaissance objective de leur métier d'enseignant et un juste rééquilibrage entre les cadres du public et ceux du privé.

    Le SNUEP-FSU continue à demander l'abandon de toute notion de mérite, notion éminemment subjective voire arbitraire et source de divisions au sein des équipes pédagogiques.